Bonsoir à toutes et à tous,
Chères Juvignacoises, chers Juvignacois,
Mesdames, Messieurs, chers amis,
Je suis très heureux de me retrouver parmi vous ce soir, pour partager un moment qui compte.
Un moment où l’on se retourne sur douze années d’action, mais surtout un moment où l’on regarde ensemble ce que nous voulons pour notre ville, pour notre vie commune, tracer un cap, un horizon.
Vous savez… douze ans, c’est long et c’est court à la fois.
Long pour mesurer le chemin parcouru.
Court, quand on aime profondément servir une ville et ses habitants.
Et c’est pourquoi je vous remercie de votre présence, nombreuse ce soir, qui témoigne à la fois de votre engagement pour Juvignac et de votre intérêt pour nos actions menées depuis notre élections en avril 2014.
Je me souviens très précisément du printemps 2014.
Quand vous m’avez confié pour la première fois la responsabilité des destinées de Juvignac, la situation était, vous le savez, alarmante.
Les finances étaient au bord de la tutelle de l’Etat, les budgets insincères, votés en déficit depuis 2008, ce qui est strictement interdit ;
La capacité de désendettement était de 287 ans – et il faut ne jamais dépasser 15 ans ;
La dette par habitant dépassait les 2500 €, parmi les plus élevées du département ;
L’urbanisation était folle, débridée, entre les mains des promoteurs : 2200 logements sortis de terre en quelques mois en 2013, sans règles, sans prise en compte de la ville existante ;
Les équipements publics, notamment les écoles, étaient absents, cela dans une ville qui a vu sa population doubler en quelques mois : Juvignac est la 6ème commune de France en explosion démographique entre 2005 et 2013 !
Toujours sur le constat à notre arrivée en 2014, Juvignac avait fait l’objet de détournements de fonds publics massifs, constatés par les magistrats de la Chambre régionale des compte, détournements qui ont valu des peines de prison avec sursis à 3 de leurs auteurs en première instance : l’ancien adjoint aux finances, l’ancien directeur général des services et l’ancien président de l’office de tourisme, responsable d’un parti politique.
Vous l’avez compris, nous avions hérité d’une commune extrêmement fragilisée dans ses finances, son urbanisme, ses équipements absents, et son fonctionnement politique.
Et nous avons décidé, avec détermination, de redresser, de réparer, de remettre de l’ordre.
Pas de promesses faciles.
Pas de communication à l’emporte-pièce.
Juste du travail, du sérieux, du courage collectif.
Nous avons choisi la rigueur dans les finances, la clarté et la maîtrise dans l’urbanisme, la cohérence comme méthode, le dialogue avec les partenaires.
Et surtout : nous avons choisi l’éthique.
La situation était tellement grave, que les magistrats de la Chambre régionale des comptes, venus enquêter dans l’hiver 2015, nous ont demandé d’augmenter les impôts de 41 %.
Nous ne l’avons pas fait.
Nous avons préféré travailler. Réduire fortement le train de vie de la commune et entamer une cure d’austérité qui vaut encore aujourd’hui.
Et année après année, nous avons résorbé le déficit, rétabli une épargne positive, réduit la dette par habitant, équipé la ville avec les deux écoles manquantes, sans hausse du taux d’impôt communal depuis 2016.
Ce redressement-là n’est pas « spectaculaire ».
Il n’est pas « instagrammable ».
Mais c’est lui qui a permis tout le reste.
Sans rigueur, rien n’eut été possible.
Ce soir, je veux remercier celles et ceux qui étaient là dès le début, et toutes celles et ceux qui ont rejoint l’équipe pour notre 2ème mandat, en 2020.
Et remercier nos 240 agents municipaux, dont l’engagement et le sens du service public est exemplaire depuis douze ans.
Une fois la situation stabilisée, il fallait transformer.
Pas pour changer Juvignac… mais pour la remettre en cohérence avec elle-même.
Et aujourd’hui, soyons lucides : Juvignac a changé.
En profondeur.
Dans ses parcs, dans ses services, dans son ambiance, dans son identité.
Nous avons imaginé deux écoles au plus près des habitants – Nelson Mandela et Lucie Aubrac les biens nommés – avec des salles mutualisées, modernes, ouvertes à toutes les associations de la Ville.
Nous avons accompagné avec force l’arrivée du collège public, attendu depuis trente ans : merci aux élus du Département de l’Hérault et à son président.
Nous avons rénové les deux crèches publiques, modernisé la restauration scolaire, renforcé l’inclusion des enfants.
Nous avons créé un Hôtel de police neuf aux Constellations, un Centre de Surveillance Urbaine pour notre police municipale, un Espace des solidarités pour les plus fragiles, modernisé la médiathèque, entièrement rénové l’ancienne mairie du 19ème siècle, qui abrite depuis l’école municipale de musique et de théâtre Nadia & Lili Boulanger.
En 12 ans, nous avons par ailleurs créé des équipements sportifs :
- le stade de rugby Alice-Milliat,
- le complexe ludique et sportif Ludwig Guttmann, qui vient d’ouvrir ses portes avec sa piste d’athlétisme et sa terrasse ludique,
- le complexe tennistique Suzanne-Lenglen,
- le boulodrome de la place St Michel,
- L’espace Lionel de Brunélis, entièrement modernisé, et tourné à la fois vers les Garrigues et les Constellations.
Nous avons également créé ou rénové des espaces publics structurants :
- la rue-parc des Alouettes aux Garrigues, ludique et ombragée,
- le square de jeux des Constellations reliant les Constellations et les Garrigues, ouvert aux séniors, aux familles, et pas seulement aux enfants,
- l’avenue des Hauts de Fontcaude inaugurée la semaine dernière au profit de l’apaisement des vitesses, des piétons et des vélos,
- le Parc Saint-Hubert entièrement modernisé,
- la place de la Lavande au Garrigues, centre historique de Juvignac,
- les rues Himalaya, Neptune, Saturne, Labournas, Valat de la Fosse, et bientôt la circulade au Martinet.
- Les 5 aires de jeux dans le quartier de la Plaine, ouvertes en 2025.
Et nous avons protégé nos habitants :
- une haute digue et un bassin de rétention dans le quartier de la Plaine, 10 ans après les terribles inondations du 6 octobre 2014 : merci à la Métropole et à son président,
- la suppression de la ligne à haute tension de 63000 volts qui survolaient depuis des décennies les quartiers du Labournas, de la Plaine et de Courpouyran,
- les politiques de prévention actives à destination des plus fragiles, piétons, enfants, séniors, femmes seules, habitants avec handicaps.
Tout cela, ce n’est pas du luxe.
Ce n’est pas du clinquant.
C’est du service public.
Un mot sur l’urbanisme et sur le nouveau Plan Local de L’Urbanisme Intercommunal (PLUI), dont l’objet est de protéger notre identité.
Vous le savez, nous avons mis fin aux constructions de masse.
Seuls 14 permis de construire ont été, par exemple, accordés en 2024 – seulement des villas.
Et nous assumons de régler des pénalités à l’Etat pour déficit de constructions de logements : car nous voulons certes voir les enfants de nos enfants habiter Juvignac, il faut certes organiser la mixité sociale, mais avec mesure, avec maîtrise, en préservant la qualité du tissu urbain existant, la qualité de ville et de vie qui font l’attractivité de Juvignac.
Le PLUi, voté en juillet 2025, protège donc nos quartiers, garantit des hauteurs à R+1 maximum dans les quartiers pavillonnaires, préserve plus de 180 arbres remarquables et la perméabilité des sols.
Le PLUI sanctuarise en zone naturelle les 600 hectares du plateau de Naussargues, du Bois du Perret, du Golf, des ripisylves de la Mosson et de toutes les zones naturelles de notre ville :
Aucune zone, aucun mètre carré n’a été ouvert à l’urbanisation, contrairement à de nombreuses communes !
Nous avons créé un périmètre de sauvegarde du commerce, une charte de l’urbanisme, une convention avec l’Établissement Public Foncier pour lutter contre la spéculation foncière et maîtriser l’urbanisation.
Aujourd’hui, la ville grandit moins vite – mais elle grandit mieux.
La ville relationnelle : penser autrement l’espace public
Depuis plusieurs années, nous avons imaginé une nouvelle manière de vivre la ville :
une ville relationnelle,
une ville marchable,
une ville dans laquelle on peut se rencontrer.
Moins de bitume.
Plus d’ombre.
Plus de bancs.
Plus de jeux.
Plus de nature.
Des concertations publiques et des marches exploratoires avec les habitants, groupes d’enfants des écoles, de femmes seules le soir par exemple, ont permis de repenser nos espaces publics ensemble :
– La concertation « Cœur de ville » du printemps 2023, avec 300 habitants qui ont planché sur tables sur plusieurs soirées pour nous aider à rédiger le PLUI évoqué à l’instant ;
– Les projets Alouettes, Garrigues, Courpouyran, Fontcaude, Parc St Hubert, Espace de Brunélis, Complexe Ludwig Guttmann, etc : tous pensés par les usagers, par les associations, par les riverains.
Une ville qui relie, au lieu d’opposer.
Une ville où la liberté de circuler ne s’obtient pas en interdisant, mais en offrant à chacune et à chacun le choix : voiture, vélo, marche, bus et tram.
Mais tout cela n’aurait aucun sens si nous n’avions pas, en parallèle, renforcé la dimension humaine de notre action.
Entre 2014 et 2025, nous avons créé une direction des solidarités complète, avec :
- le Centre communal d’action social modernisé,
- l’Espace Claude Levi-Strauss,
- le service logement social qui objective les urgences – et je précise n’avoir jamais aidé quiconque à obtenir un logement social en 12 ans !
- le Cercle des bailleurs que nous réunissons pour la qualité de vie des habitants dans les immeubles,
- la mutuelle communale créée en 2025,
- la Commission d’accessibilité pour Tous, qui réunit les acteurs de tous les handicaps.
Nous avons agi pour les femmes victimes de violences, pour les séniors, pour les personnes en difficulté physique, morale, sociale, financière.
Nous avons créé la cellule des situations préoccupantes pour ne laisser personne s’éloigner de la vie sociale.
Et parce qu’une ville solidaire doit aussi être une ville qui protège, nous avons fait depuis 2014 un travail considérable en matière de sécurité et de tranquillité publique.
Nous avons créé pour les 14 policiers municipaux un poste de police moderne, visible, intégrant un Centre de Surveillance Urbaine équipé de technologies efficaces – pas pour surveiller, mais pour protéger.
Aujourd’hui, ce sont plus de 70 caméras – contre 14 seulement en 2014 – qui couvrent les lieux sensibles : écoles, stades, espaces publics, collège, places et parcs.
Et ce ne sont pas des caméras « pour la forme » : elles permettent aux Gendarmes et au Procureur de la République de résoudre des dizaines d’affaires chaque année.
Nous avons mis en place des patrouilles de soirée jusqu’à une heure du matin, créé le Groupement de Sécurité Résidentielle Inter-bailleurs qui intervient à notre demande dans certains immeubles, instauré les rondes pédestres pour rencontrer les habitants, et généralisé les contrôles de vitesse, parce que la sécurité, c’est aussi la sécurité routière.
En 2024, plus de 100 véhicules gênants ou dangereux ont été évacués pour rendre les rues plus sûres et plus respirables.
Nous avons instauré les Rappels à l’Ordre, en lien direct avec le Procureur de la République, pour traiter rapidement les incivilités et violences du quotidien – j’ai l’honneur de les présider en mairie, et peux vous dire que c’est efficace pour éviter les récidives !
Nous avons aussi apaisé durablement Juvignac :
- Une ville limitée à 30 km/h,
- Des « zones de rencontre » à 20 km/h devant les écoles, le collège, les commerces, avec priorité aux piétons,
- La sécurisation des abords des équipements publics, notamment les écoles et le collège,
- Et le travail constant avec la gendarmerie, qui connaît désormais mieux notre territoire, car elle ne couvre plus que deux communes contre 7 avant 2025 : Juvignac et Saint-Georges-d’Orques.
Sécurité, prévention, écoute et présence du bleu sur le terrain :
tout cela forme un pilier essentiel de notre action depuis douze ans.
Parce qu’une ville humaine doit avoir un cœur… mais aussi des garde-fous.
En matière scolaire, culturelle et sportive, parce que le citoyen de demain se forme dès le plus jeune âge, que le citoyen d’aujourd’hui s’élève par la connaissance, nous avons fait de l’enfance un investissement, pas une charge.
Nous avons repensé la restauration, renforcé l’inclusion dans les 2 crèches et les 4 écoles, ouvert une classe ULIS pour les enfants en difficulté, mis en place des projets culturels et sportifs ambitieux.
Et parce que l’autonomie s’apprend, nous avons formé 500 élèves de CM2 au programme « Savoir rouler à Vélo », et organisé des ateliers de remise en selle pour les séniors.
Avec nos partenaires l’Atelline, la Friche Mimi, Mama Sound, avec la médiathèque, l’école de musique et de théâtre, les expositions, les festivals, les évènements et les ateliers… nous avons fait de la culture un bien commun, ouvert à tous, productif de connaissance et d’épanouissement.
Avec les dispositifs sport-santé, Activ’Ta Ville, les bénévoles associatifs que je salue, les clubs, nous avons construit une ville active, dynamique, partagée.
Tout cela forme un même mouvement : la ville qui relie.
Une ville qui place l’éducation artistique, culturelle et sportive au premier rang de ce qui fait éclore le citoyen d’aujourd’hui et de demain.
Car la connaissance de soi, des autres et du monde, est ce qui permet d’élever nos consciences, de moins juger, de mieux écouter et donc mieux respecter le monde dans sa diversité, de mieux vivre avec les autres et soi-même, de faire société, de faire République.
Les valeurs qui nous guident :
Elles sont simples : intégrité, sobriété, transparence, proximité, écoute.
Ces mots ne sont pas décoratifs.
Ils sont le fil conducteur depuis douze ans.
Nous avons tenu bon sur nos valeurs, même quand c’était plus difficile.
Même en période de pandémie, d’inflation, de crise énergétique, de baisse des dotations de l’Etat.
Ces valeurs, elles se retrouvent dans chaque décision que nous avons prise.
Elles sont le cœur de la « méthode Juvignac ».
Notre ville est désormais prête à franchir une nouvelle étape.
Une étape de maturité, de confiance, de sobriété.
Les projets qui arrivent sont des projets d’équilibre :
- la rénovation de l’Hôtel des Postes municipal,
- le centre funéraire métropolitain jouxtant le cimetière,
- la poursuite de la reconquête des espaces publics,
- les projets culturels et sportifs,
- la ville de la Rencontre et du lien entre les 9 quartiers,
- la qualité de ville et de vie comme horizon.
Ce ne sont pas des projets “qui brillent”.
Ce sont des projets qui durent.
Vous savez… être maire, c’est une responsabilité.
Mais c’est surtout un honneur.
Un privilège rare.
Une aventure humaine passionnante, avec vous, avec mes équipes,
Je vous remercie, toutes et tous, pour la confiance accordée depuis 12 ans,
Pour le travail collectif.
Ce soir, je veux vous dire ma gratitude.
Et je veux vous dire mon enthousiasme – intact.
Plus fort que jamais.
Oui, j’ai à coeur de continuer.
De poursuivre le chemin entamé il y a douze ans.
De faire grandir notre ville, de la protéger, de la relier, de la transmettre.
Alors ce soir, je vous le dis simplement, avec sincérité :
Oui, je serai candidat en 2026.
Parce que j’aime profondément Juvignac.
Parce que je crois en elle, en vous.
Parce que nous avons encore tant à faire, ensemble.
Avec une équipe renouvelée, une liste citoyenne, toujours sans étiquette,
Intitulée : « Juvignac, notre avenir en commun ».
Et parce que, au fond, je crois à cette idée :
On ne gouverne bien que ce que l’on aime.
Merci à toutes et à tous !
